Burundi : le FMI salue les progrès du Programme de stabilisation macroéconomique
Après une semaine de travail intense à Bujumbura, la mission du Fonds Monétaire International (FMI), conduite par M. Alexandre Chailloux, a livré ses premières impressions sur l’évolution de l’économie burundaise. Cette visite s’inscrivait dans le cadre du suivi de la mise en œuvre du Programme de stabilisation macroéconomique 2025–2027, pilier central des réformes engagées par le Gouvernement du Burundi.
Des résultats économiques encourageants
Dans sa déclaration de clôture, le chef de mission a salué les progrès notables réalisés par le Burundi, marquant un changement positif par rapport à la précédente évaluation.
Selon le FMI, la stabilisation rapide de l’inflation constitue un succès majeur : passée de 40 % en début d’année à 29 % en septembre 2025, elle devrait continuer à baisser pour atteindre entre 25 % et 20 % d’ici la fin de l’année.
Cette performance résulte de la coordination étroite entre les politiques budgétaire et monétaire menées par le Ministère des Finances et la Banque de la République du Burundi (BRB). Le FMI a également noté la reprise soutenue du secteur minier et agricole, la hausse des recettes intérieures, ainsi que la stabilisation progressive du franc burundais sur le marché parallèle, signe de confiance retrouvée dans la monnaie nationale.
Un climat de confiance et de réformes
La mission du FMI a souligné que ces signaux positifs traduisent une dynamique de redressement crédible, nourrie par les réformes structurelles et la bonne gouvernance économique.
Les efforts du Gouvernement pour formaliser le secteur minier, relancer la production agricole, renforcer la transparence budgétaire et moderniser la gestion des finances publiques ont été largement salués. « L’économie burundaise montre des signes clairs d’amélioration. Les décisions prises portent leurs fruits », a déclaré M. Chailloux, chef de mission du FMI.
Il a ajouté que la mise en œuvre du programme nécessite une appropriation accrue à tous les niveaux : « Pour construire une maison, il faut non seulement un bon plan, mais aussi de bons maçons, charpentiers et jardiniers. Les objectifs sont ambitieux, mais c’est la qualité de l’exécution qui en garantira le succès. »
Vers une mise en œuvre inclusive et transparente
Le FMI a encouragé le Burundi à poursuivre ses réformes tout en rendant la stratégie publique, afin de permettre un suivi citoyen et de renforcer la transparence. Cette ouverture contribuerait à mobiliser les acteurs économiques, les partenaires techniques et la société civile autour d’une même vision.
Le Gouvernement du Burundi, à travers le Programme de stabilisation macroéconomique 2025–2027, vise à asseoir la stabilité financière, accélérer les réformes structurelles et stimuler la croissance inclusive en cohérence avec la Vision nationale 2040–2060.
Prochaines étapes
Le FMI prévoit de revenir à Bujumbura en mars 2026 dans le cadre de la mission de l’Article IV, pour évaluer la poursuite des réformes et approfondir la coopération technique.
Les deux parties ont réaffirmé leur engagement à travailler ensemble pour maintenir la stabilité macroéconomique et renforcer la résilience du pays.
